MARC LEPAGE

Président-directeur général

 
« De la recherche au développement économique, tel est le chemin parcouru pendant les quinze dernières années. Au début, notre portefeuille était presque entièrement composé de projets en santé humaine et, pour la plupart, il s’agissait de recherche fondamentale. Quant à la répartition de notre financement, elle se limitait à deux sources : 50 % provenait de Génome Canada et 50 % du gouvernement du Québec. »

Aujourd’hui, le Québec détient une masse critique enviable d’expertise en génomique et grâce aux efforts consentis depuis 2000, les chercheurs réussissent bien le virage vers l’application. De plus, le transfert et l’utilisation des technologies développées pour la génomique humaine servent maintenant à accélérer le progrès dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la foresterie et de l’environnement. Ainsi, d’un portefeuille presque entièrement centré sur la santé humaine, nous sommes passés à un portefeuille beaucoup plus diversifié. Il en est de même pour l’évolution de notre modèle de financement, qui compte désormais trois sources d’entrées de fonds, la troisième étant le secteur privé à hauteur de 33 %.

LA GÉNOMIQUE ET LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Maintenant à maturité, la génomique constitue un vecteur de progrès, voire un incubateur de solutions. Il s’agit d’un outil puissant qui permet de trouver des solutions à différents problèmes. En fait, la génomique a aujourd’hui un impact tout aussi important sur la culture et l’élevage qu’elle en a sur la biologie et la santé humaine. À titre d’exemple, la génomique permettra notamment de :

  • décrypter des génomes entiers en un temps record, et ce, à des coûts de plus en plus accessibles. Cela mènera à la mise au point de biopesticides sécuritaires ou encore, à la création d’outils pour faciliter la traçabilité des aliments, des cultures et des animaux d’élevage;

  • identifier les souches microbiennes spécifiques aux fromages du terroir québécois, en vue de mieux comprendre leur évolution et à terme, de contrôler la fabrication; 

  • planter des arbres optimaux à chaque endroit, selon les conditions d’ensoleillement, la disponibilité en eau, les risques d’infestation, etc. Une forêt optimale, qui pousse vite et bien parce qu’on y a planté les variétés les plus adaptées et les plus productives selon les conditions locales.

Bien sûr, cette diversification des champs d’application génère son lot de défis, particulièrement en termes de mobilisation des publics, tant du point de vue industriel, gouvernemental que scientifique. Ce sera très certainement l’un des grands défis des prochaines années : démystifier, communiquer, conclure des partenariats avec l’industrie et les agences publiques de réglementation. Puisque les résultats sont au rendez-vous, nous ferons en sorte de propager la bonne nouvelle là où il se doit.

C’est un fait, les bénéfices économiques liés aux investissements effectués à ce jour commencent de plus en plus à se faire sentir. Cela ira en s’accélérant au cours des prochaines années. Nous en sommes là grâce aux gouvernements et aux Québécois, qui depuis quinze ans, soutiennent ce secteur stratégique. Au cours des quinze prochaines années, le Québec se félicitera d’avoir eu la vision et la patience de miser sur la génomique.

Merci à nos partenaires financiers pour leur confiance et aux membres du conseil d’administration pour leur disponibilité et leurs judicieux conseils. Merci à l’équipe de direction de contribuer au jour le jour à la réalisation de nos objectifs. Enfin, que serions-nous sans nos précieux employés; un grand merci à vous tous de mettre vos compétences au service de cette grande aventure.