MARIE-KYM BRISSON 

Vice-présidente, Affaires publiques et communications

 
« Vecteur de développement économique, la génomique nous amène à explorer différents secteurs autres que la santé tels que l’agroalimentaire, la foresterie, les ressources naturelles et l’environnement. »

Depuis la création de Génome Québec, les enjeux d’affaires publiques et de communications ont connu de profondes mutations. En effet, l’évolution rapide des technologies génomiques a généré son lot de défis tels que la diversification des champs d’application et la multiplication des publics. Alors qu’il y a quelques années, nous cherchions à rejoindre la communauté scientifique, les médias spécialisés et le ministère chargé de l’innovation, nous devons aussi rejoindre aujourd’hui l’industrie et les utilisateurs, tous les ministères concernés par les applications de la génomique, sans oublier les médias généraux et le grand public. Voilà qui nous force à revoir nos façons de faire.

L’ajout de nouveaux secteurs d'activités nous oblige à sortir de notre zone de confort et à faire preuve de créativité, et ce, tant du point de vue de la stratégie que des ressources dont nous disposons pour faire face à cette nouvelle réalité.

Puisque nous parlons de défis, précisons également qu’au cours de la dernière année, une nouvelle équipe s’est installée aux commandes de l’État. Il nous a donc fallu repartir de la base, avec tout un nouveau réseau d’interlocuteurs, dont la plupart non initiés à la génomique. 

 
 
 
 
« Créer et saisir les opportunités, voilà notre mot d’ordre. Chaque action doit permettre d’atteindre plus d’une cible à la fois, restriction budgétaire oblige. »
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Des efforts ciblés là où ça compte

C’est dans cette perspective que nous avons développé des partenariats avec le congrès BÉNÉFIQ, organisé par l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF), ainsi qu’avec le Forum stratégique sur les ressources naturelles organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Ces initiatives, qui nous ont permis de mobiliser les joueurs clés des secteurs de l’agroalimentaire et des ressources naturelles, ont été très porteuses en termes de retombées et d’audiences ciblées. Des collaborations ainsi que des opportunités de financement ont vu le jour à la suite de ces activités. 

Par ailleurs, nous avons assuré une présence soutenue à l’échelle internationale, en profitant d’abord du passage à Londres du premier ministre du Québec pour annoncer, en sa présence, une importante collaboration en génomique forestière entre les universités d’Oxford et Laval. De plus, notre président-directeur général a été invité à participer à la mission du premier ministre du Canada à Dakar, dans le cadre du Sommet de la Francophonie. À titre de membre de la délégation du Québec au congrès international BIO 2014, Génome Québec a aussi organisé une opération charme auprès d’étudiants au postdoctorat établis en Californie. Une douzaine d’entre eux ont accepté notre invitation et certains se sont montrés intéressés à revenir travailler au Québec. Enfin, nous étions également présents lors du congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, favorisant ainsi un important travail d’information et de réseautage auprès des journalistes scientifiques. D’ailleurs, peu de temps après, nous avons bénéficié d’une excellente couverture lors de l’annonce des résultats du Programme de partenariats pour les applications de la génomique.


La génomique à la une

Parmi les faits saillants de l’année en termes de retombées médias, soulignons que les équipes de Guy Sauvageau, de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), et de John MacKay, de l’Université Laval, ont fait partie des dix découvertes de l’année de Québec Science. Les travaux de Guy Sauvageau ont ensuite été élus « Découverte préférée » du public par les lecteurs du magazine. Un mois plus tard, c’est Radio-Canada qui lui décernait le titre de scientifique de l’année 2014. Bravo!

Enfin, merci aux chercheurs pour leur grande disponibilité lorsqu’ils sont sollicités à prendre part à des activités publiques. Ce sont de grands ambassadeurs de la génomique et nos meilleurs porte-parole auprès des publics cibles. Leur implication a une immense valeur ajoutée pour le développement de la génomique au Québec.